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Les femmes enceintes soumises à un stress traumatisant en début de grossesse ont plus de risques de donner naissance à des enfants qui développeront par la suite une schizophrénie.
Panorama du Médecin, 8 septembre 2008
Des études hollandaise, finlandaise et danoise ont déjà fait état d’un excès de cas de schizophrénie chez les enfants des femmes enceintes ayant vécu un stress important pendant le premier trimestre de grossesse : guerre, perte du mari ou d’un proche du premier degré… Les résultats d’une équipe du département de psychiatrie de l’Université de Médecine de New-York apparaissent comme une confirmation.
Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de 89 000 personnes nées à Jérusalem entre 1964 et 1976 en les croisant avec le Registre de psychiatrie d’Israël et ont ainsi recensé 637 cas de schizophrénie. Ils ont constaté que le nombre d’enfants devenus schizophrènes par la suite était significativement plus élevé quand les mères étaient en début de grossesse durant la « Guerre des Six Jours » (en juin 1967). Tout particulièrement au 2ème mois de grossesse : le risque a été alors 4,3 fois plus élevé pour les fœtus féminins et 1,2 pour les foetus masculins.
* Biomed Central Psychiatry, 2008,8:71
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